Des cordes vocales créées en laboratoire

Des chercheurs américains de l’Université Wisconsin-Madison sont parvenus pour la première fois à cultiver en laboratoire des tissus de corde vocale fonctionnels. Les recherches en sont encore au premier stade, mais l’avancée est importante car les cordes vocales sont « un système délicat et difficile à répliquer », souligne Nathan Welham qui a mené l’étude publiée dans la revue médicale Science Translational Medicine. La prouesse est d’avoir pu non seulement les greffer avec succès chez des rongeurs mais aussi vérifier la fonctionnalité de ces tissus de cordes vocales.

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https://www.sciencesetavenir.fr/sante/des-cordes-vocales-fonctionnelles-creees-en-laboratoire_29623

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Hygiène vocale en 10 points

1. Clarifier les objectifs de la rééducation et permettre aux parents et à l’enfant de s’exprimer afin de replacer le problème vocal dans le vécu de l’enfant.
Le rôle des parents est primordial et, usant de psychologie, le rééducateur tentera de les dissuader de certaines mesures stériles telles que « ne crie pas si fort », ou « traumatisantes (moqueries). Menacer est inutile, en revanche valoriser tout progrès, rassurer et encourager l’enfant seront bien plus bénéfiques.

2. Modifier l’environnement est primordial
• Toute la famille devra s’interroger sur sa propre pratique vocale ; l’exemple est encore la meilleure méthode éducative, si les parents s’arrêtent de crier ou de parler fort, l’enfant n’en sera que plus aidé.
• De même, il faudra veiller à ne pas parler dans le bruit, baisser le volume sonore environnant si possible.
• Respecter le temps de parole de chacun (notamment dans les familles nombreuses au moment des repas, ou dans des lieux de convivialités).
• Cesser de fumer dans des espaces où il y a des enfants, car le tabac outre ces effets cancérigènes a des effets quotidien dommageables sur la membrane qui recouvre le conduit vocal et l’inhalation de la fumée dessèche et irrite le larynx.
• Eviter les changements trop brusques de température, l’air conditionné, l’humidité.
• Eviter de parler durant une activité physique, dans un endroit enfumé ou empoussiéré.

3. Prendre soin de sa voix chantée tout autant que de sa voix parlée
En effet l’enfant ne devra « déclasser » ni l’un, ni l’autre, car les cordes vocales vibreraient anormalement, les résonateurs auraient une configuration inhabituelle.

4. Surveiller sa phonation
Les coups de glotte, les attaques trop dures, les phonations inverses vibreraient anormalement, les résonateurs auraient une configuration inhabituelle.

5. Réfléchir aux activités sources de conflits émotionnels, pouvant mener à l’abus vocal
Concours de cris, cour de récréation, grands-parents malentendants. Dans certains cas, un abord psychologique sera nécessaire : es enfants crient pour manifester la colère, il faudra les amener à une expression plus équilibrée.

Article Médecine des Arts Musique

Burn-out chez le musicien, danseur, chanteur, circassien

Le burn-out dans le champ des pratiques artistiques est un concept nouveau. Le fait que les pratiques artistiques soient associées au plaisir, à la passion, fait qu’il paraissait incongru d’évoquer ce trouble psychologique chez les artistes.
Pourtant, ce syndrome était déjà évoqué dans des pratiques où l’investissement personnel est important, l’idéal élevé, où la relation à l’autre, l’interaction, l’empathie font partie intrinsèquement du travail. Aussi, les premières descriptions de ce trouble psychopathologique ont été décrites dans les métiers de la santé et du social.

Les métiers artistiques répondent à ces mêmes critères situationnels tels qu’un fort investissement marqué dès le plus jeune âge pour certaines pratiques comme la danse, la musique, un idéal élevé souvent sous-tendu par une motivation extrinsèque puissante liée à des choix parentaux et sociétaux, une relation à l’autre au cœur de la pratique ; effectivement le jugement de l’autre est une dimension singulière des pratiques artistiques, il y a peu de métiers qui ne dépendent autant du désir de l’autre, du public.

La passion, qui soutient en permanence l’artiste, peut devenir tel Janus dieu à double face, un sentiment, une émotion redoutable qui peut l’entrainer dans des désordres psychiques graves si rien ne vient l’endiguer, l’ajuster, la remettre dans une dynamique positive.

Symptômes du burn-out chez les artistes

Dernièrement, une communication sur le burn-out à l’Académie Nationale de Médecine estimait que le concept est « un concept flou, absent des nosologies psychiatriques ». Nous partageons cet avis.

La clinique du burn-out est sujette à des interprétations variées. C. Maslach au tout début des années 1980 a théorisé le burn-out et défini trois dimensions, un syndrome
• d’épuisement émotionnel
• de dépersonnalisation
• de réduction de l’accomplissement personnel.

Mais ces dimensions ne font pas l’unanimité sur le plan scientifique, « pour certains auteurs le burn-out pourrait se définir par la seule dimension d’épuisement professionnel » et de manière plus secondaire par la dépersonnalisation. La place de la réduction de l’accomplissement professionnel ou de l’efficacité professionnelle est de plus en plus remise en cause dans le syndrome du burn-out.

Pour J.-P Olié et al., « la dimension d’épuisement, de fatigue serait celle qui aurait la prédictivité péjorative la plus importante. La fatigue pourrait évoluer vers des troubles anxio-dépressifs avec d’abord une baisse de l’estime de soi, voire des troubles plus spécifiques décrits parfois dans les nosographies sous la rubrique « job related neurasthenia ».
Les sujets en burn-out adoptent souvent des conduites d’automédication avec des psychostimulants (amphétamines, cocaïne, caféine, modafinil) pour tenter de recouvrer un niveau élevé de performance professionnelle, l’alcool et les anxiolytiques pour réduire l’angoisse.

La présence de conduites addictives ou de manifestations somatiques (hypertension artérielle, douleurs chroniques, diabète sucré, etc.) est tantôt considérée comme élément constitutif du burn-out, tantôt comme complication.

Les conduites addictives sont utilisées parfois par l’artiste pour faire face aux situations de stress, au burn-out, tout en l’emportant également dans une dérive pathologique désocialisante et parfois léthale. Nombre d’artistes sont décédés des suites de leur addiction, expliquant pour une part la mortalité accrue des musiciens pop, rock, rap, par rapport à d’autres groupes d’artistes et groupes sociaux.

M.D.A

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Allumez la voix!

a9f9be_2f6af6ed39364bb9bfb418825b86ee92[1].png » Finalement, il sert à quoi ce muscle psoas?

Est-il une poubelle à toxines ou le siège de l’âme?

Rétrograder l’âme au point de la mettre à la poubelle, ça doit faire se retourner C.G.JUNG dans sa tombe! Elle était mieux là où l’avait mise DESCARTES, bien cachée au milieu du cerveau dans sa petite boite osseuse, hébergée par l’hypophyse!

Bon, je redeviens sérieuse!

Je ne m’occuperai pas ici des poubelle toxiques, Olivier PIREAU (2) l’a fort bien fait

Mais l’âme?

Immatérielle, on la reconnait pas ses manifestations, comme l’électricité!

L »âme, c’est le souffle, le vent, c’est le mouvement de la vie en nous, nous disent les étymologistes.

« La fantaisie est l’activité propre de l’âme qui éclate partout où cède l’entrave de la conscience, ou lorsque celle-ci s’évanouit tout à fait comme dans le sommeil.  » écrivait C.G. JUNG(1).

« Elle est surtout l’activité créatrice d’où proviennent les réponse à tous les problèmes que nous avons à résoudre. » Ajoutait-il.

Énergie vitale, souffle, vent, invention, fantaisie, éclatement.

Encore un petit pas et on rencontre Alfred WOLFSOHN(3) et son credo :

 » la voix est le muscle de l’âme ».

On s’éloigne du psoas me direz-vous? Pas du tout il est bien là, mais pas tout seul!

Il appartient à une famille de muscles profonds qui s’associent pour nous permettre d’exprimer physiquement notre spontanéité, de chanter, de bondir, de rire.

Un groupe de muscles( en rouge sur l’illustration) a pour mission de gérer les appuis, ce sont le quadriceps et le psoas qui repoussent le sol pendant le déroulement des pas, le saut, le bondissement et le diaphragme qui permet l’appui du souffle pendant le chant, le cri, les efforts.

Un second groupes( en vert) se charge de stabiliser et protéger les courbures vertébrales afin d’assurer des amarres solide aux muscles de l’appui, ce sont les transverses de l’abdomen qui soutiennent l’appui diaphragmatique, les psoas internes et les piliers du diaphragme qui redressent la courbure lombaire, les longs du cou leurs homologue cervicaux ainsi que les muscles paravertébraux qui érigent l’axe vertébral.

Une saine collaboration!

On finit par comprendre pourquoi le royaume des cieux, n’est accessible qu’à ceux qui redeviennent des enfants. Spontanéité, fantaisie, naturel…en sont les clefs. Jean de Lafontaine se trompait gravement…il faut chanter pour laisser vivre l’âme. »

http://marie.hutois.over-blog.com/2015/12/allumer-la-voix-3-pauvre-psoas.html

Respire à l’endroit

a9f9be_ba567d424d184601b116df7633705dd81La respiration comporte deux mouvements:

– L’ Inspiration (Par le nez)
La partie basse des poumons se remplit d’air, le diaphragme descend et par conséquent comprime les viscères ce qui donne un effet de ventre légèrement gonflé.
– L’Expiration (Par la bouche)
Le poumons se vident, par conséquent le diaphragme suit le mouvement et remonte, le ventre se dégonfle légèrement, puisque les viscères ne sont plus comprimées.

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