Importance de l’os hyoïde et de la langue pour l’équilibre du corps

 

La mandibule, l’os hyoïde et la langue forment un ensemble essentiel à l’équilibre du corps et à toutes les fonctions vitales de l’individu.

http://isoposturale.com/os-hyoïde-la-langue-la-mandibule/

Dents et posture

L’équilibre harmonieux et la détente des muscles du cou, ainsi que la liberté cervicale dépendent aussi d’une excellente santé de notre dentition. Un bon professeur de chant ne pas l’ ignorer si l’élève se plaint de tensions et de douleurs de façon chroniques. Ce qui empêche sa bonne progression. Un problème de dents peut en être à l’origine.

La dentition est souvent sous estimée quant au bien être de notre corps ; mais de plus en plus d’auteurs mettent l’accent sur son importance pour un meilleur quotidien et pour une vie plus confortable et harmonieuse car le corps humain est un tout indissociable et lorsqu’un des chaînons de la chaîne est affecté, c’est toute la chaîne qui perd de son efficacité et ne peut plus fonctionner normalement.

Le disfonctionnement de l’ArticulationTemporo-Mandibulaire peut avoir une cause dentaire (occlusale: anomalie des appuis dentaires) et se manifeste par des craquements unilaréraux ou bilatéraux, des douleurs musculaires au niveau de la mandibule (pouvant déclencher des douleurs cervicales ou dorsales).

Il est indispensable que les deux arcades dentaires viennent en contact avec précision l’une avec l’autre pour prendre un appui parfait l’une sur l’autre:

Il existe de plus en plus de personnes qui souffrent de tensions et de douleurs musculaires dans la région du crâne, du dos, du cou, des épaules, de l’articulation temporo-mandibulaire ( ATM ) ou , et de la face dont elles n’arrivent pas à trouver et à expliquer l’origine. L’explication qu’on leur donne à ce sujet n’est, dans la plupart des cas, pas convaincante.

Ces douleurs et tensions musculaires peuvent être très invalidantes car elles génèrent une fatigue physique et psychique, diminution de la concentration au travail, sommeil perturbé, troubles auditifs, vertiges ou acouphènes.

LES CAUSES DENTAIRES POUVANT ETRE A L’ORIGINE DE CES TENSIONS ET DOULEURS MUSCULAIRES.

Une absence d’occlusion ou une mauvaise répartition des charges occlusales (inocclusion, sous-occlusion, surocclusion) conduit au :
•Bruxisme (grincement des dents ou serrage excessif des mâchoires.) entraînant une usure des dents
•Déplacements dentaires dans l’os alvéolaire (migrations, versions, rotations, égressions),
•Fatigues musculaires (muscles manducateurs contracturés) qui peuvent devenir très douloureuses entrainant des céphalées.
•La Perte de dents qui déstabilise l’occlusion
•Névralgies (causes neurologiques) souvent très difficiles à traiter

Il faut savoir que les muscles participant à l’ouverture et à la fermeture des mâchoires (maxillaires) sont reliés fonctionnellement aux muscles du cou et du dos (colonne vertébrale) donc un déséquilibre à leur niveau se répercute sur les muscles dorsaux et cervicaux.

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Temporo-Mandibulaire (ATM – temporal/mandibule) :

Lésions ou blocages de cette articulation: dans les phases aiguës, il peut y avoir le démarrage d’un torticolis, mal dans un bras et douleurs ligamentaires.

Cette lesion peut causer:

Des adhérances cervicales, ou (et) des 5 premières dorsales, une clavicule trop haute.

Harmonisation de :

1: la mandibule et le temporal,

2: le temporal et l’apophyse ptérygoïde,

Les machoires vont ainsi devenir beaucoup plus souples et permettre des contacts entre les dents comme sur des amortisseurs.

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Le maxillaire :

Le MRP (mouvement respiratoire primaire) est dû à l’émission régulière et par vagues, de liquide céphalo-rachidien (ou LCR) par les plexus choroïdes qui tapissent certaines régions des ventricules

Dans notre corps, il se présente sous la forme d’une vague qui suit les trajets des méridiens médians chinois TOU MO et JENN MO.

Ce qui nécessite une bonne harmonisation des apophyses ptérigoïdes, des palatins, des deux parties du maxillaire.

Isoposturale

Névralgie d’Arnold

 

arnoldite[1]Assez handicapante pour les chanteurs, la névralgie d’Arnold prend sa source au niveau de C2, vertèbre qu’il est difficile de ne pas solliciter pour le chant. Cette irritation du nerf, faisant souvent suite à un coup du lapin, peut intervenir 15 ou 20 ans après le choc. Entre la sollicitation des vertèbres concernées et les vibrations qui se dégagent lors du chant dans toute la boite crânienne, les douleurs peuvent devenir intolérables.  Elles peuvent irradiées au niveau des sinus, des jointures des mâchoires, du front.. Ci-dessous vous trouverez toutes les explications sur cette névralgie. La guérison est lente et longue mais pas impossible. Les solutions sont multiples et complémentaires.

Le nerf  » d’Arnold  » est un nerf bilatéral et volumineux, formé par la branche postérieure de la deuxième racine cervicale (C2). Il innerve les muscles profonds du cou et agit à deux niveaux : sur le plan moteur (mobilité du cou) et sur le plan sensitif (permet de sentir le cuir chevelu).

Définition

La névralgie d’Arnold est une neuropathie périphérique (atteinte d’un nerf périphérique). Elle est également appelée arnoldalgie ou névralgie du nerf grand occipital. La manifestation la plus courante (voir le tableau plus bas) est une douleur vive, localisée ou irradiante.

La localisation et la description des douleurs à type de brûlures ou de décharges électriques permettent de suspecter fortement le diagnostic, et un examen d’imagerie par scanner ou IRM cervicale confirme le diagnostic. Les douleurs sont chroniques et relativement handicapantes et la prise en charge est difficile et discutée. Des infiltrations de corticoïdes et une prise en charge rééducative par un kinésithérapeute soulagent généralement le patient au moins transitoirement.

Causes

Comme toutes les névralgies, cette pathologie peut survenir de manière spontanée ou provoquée. Les traumatismes au niveau cervical suite à une chute, ou un accident de la route par exemple, sont souvent en cause dans la névralgie d’Arnold. Parmi les causes locales de cette pathologie citons le blocage d’une vertèbre cervicale, des lésions à la base du crâne, un rhumatisme ou une maladie de la moëlle épinière (rarement) connue sous le nom de Syringomyélie.

ob_ab8113_img-3679[1]

Symptômes

La douleur est l’une des principales manifestations de l’arnoldalgie. Elle est localisée à la face postérieure de la nuque. Elle est particulièrement vive (sensations de brûlures), aux mouvements du cou. Elle peut être sporadique ou continue. Elle irradie souvent de la charnière cervico-occipitale jusqu’à la région frontale. Elle peut être déclenchée par contact (pression du doigt). Une sensibilité du cuir chevelu et des céphalées peuvent survenir.

Traitements

Parmi les traitements proposés, citons les infiltrations de cortisone afin d’atténuer les symptômes douloureux, la rééducation du rachis cervical. Des séances d’ostéopathie et de mésothérapie sont parfois conseillées mais doivent être effectuées par des professionnels compétents.

Notes personnelles: On peut obtenir de bons résultats avec l’acupuncture. Veillez à prendre des cours de chant avec un professeur qui connaisse bien le problème.

Diplôme Européen Médecine des Arts Musique 2018

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Heureuse!

Formateurs: Mme Isabelle Campion et Mr. Philippe Chamagne (Kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation du musicien); Mme Elisabeth Fresnel (Anatomie et physiologie de l’appareil vocal); Mr. Raphaël Sikorski (La voix chantée); Mme Evelyne Shapira (Pédagogie du souffle phonatoire); Mme Maryvonne Fournier (Physiologie de la langue), Technique Alexander et Feldenkrais …

Accouchement les femmes cessent de pousser: Résultats incroyables.

«Le chant prénatal pour expirer et accompagner bébé au lieu de pousser»

“Si vous avez déjà vu une femme accoucher dans un film ou à la télé, vous avez alors entendu le personnel hospitalier criant « POUSSEZ! ». Si vous avez vous même eu un bébé, vous l’avez sûrement entendu aussi.

L’équipe de l’hôpital Medway Maritime à Kent, a initié un projet: Arrêter de demander aux Femmes de pousser durant l’accouchement. En constatant le nombre accru de déchirure sévères , environ 14,000 en 2014, Le conseil Royal des Obstétriciens et des Gynécologues et le Conseil Royal des Sages-Femmes ont lancé l’alerte afin de mener des actions.
Un an après le début du programme « ARRÊTEZ DE POUSSER », l’étude montre que les femmes ayant subi des déchirures conséquentes sont passées de 7% à 1%. Des résultats étonnants, simplement en arrêtant de demander aux femmes de pousser durant l’accouchement.
Le programme encourage aussi les femmes à ne pas rester en position allongée, mais d’essayer des positions alternatives dans lesquelles elles se sentiraient plus confortable.
Le programme demande aussi aux sages femmes de ne pas tirer les bébés lorsque les épaules sortent, mais de simplement soutenir le bébé à sa sortie, ce qui réduit les pressions sur la zone périnéale. Garder une main légèrement en pression sur le périnée durant la sortie de la tête du bébé donne aussi des contre-pressions et soutient le périnée.
Le programme de Medway a été une telle réussite que les résultats ont été publié dans le Journal Européen de l’Obstétrique de la Gynécologie et de la Reproduction Biologique. Le programme aimerait pouvoir s’étendre à tout le pays.
Les sages femmes et professionnels de l’accouchement ne seront peut-être pas surpris de ces résultats, mais c’est une grande nouvelle pour les femmes à travers le monde que ces méthodes soient enfin reconnues officiellement comme étant le meilleur et plus sûr moyen d’accouchement.”

Article de Kama Lee Jackson dans Mothering.

Traduit par Tata Doula

Colonne vertébrale, le mât du navire

colonne-vertebrale-11[1]Apparentée à un tuteur par certains, au mât d’un Navire par d’autres, la colonne vertébrale, encore appelée rachis, peut être également comparée à un bambou flexible pouvant se plier dans toutes les directions.

Le dos est la partie du corps qui va de la nuque au bassin, de chaque côté de la colonne vertébrale (ou rachis) qui soutient le thorax (les côtes) et la tête et protège la moelle épinière.
Support, raidisseurs, quel que soit le qualificatif utilisé, aucun ne donnera de notre colonne vertébrale une vision suffisamment explicite de la fonction et du rôle vital qu’elle joue.

Tous les muscles antérieurs et postérieurs de notre tronc s’y insèrent et constituent, avec la cage thoracique, un véritable bouclier protecteur de l’ensemble de nos organes.

La colonne vertébrale et la cage thoracique cumulent de nombreuses fonctions dont deux principales :
le couple muscle-rachis nous permet tous les mouvements de flexion, d’extension, de rotation indispensables à notre mobilité
la colonne protège la moelle épinière.
Celle-ci, longue tige cylindrique, assure la transmission nerveuse entre le cerveau et la moindre cellule de notre corps.
Pour bien comprendre le rôle que joue la colonne vertébrale dans l’apparition de douleurs parfois invalidantes, une petite étude descriptive nous semble nécessaire.

Notre dos est un assemblage complexe de tissus vivants qui assure la protection des plus importantes fibres nerveuses de notre corps, la moelle épinière.
Dans la colonne vertébrale, os et cartilages s’articulent souplement, maintenus en place par un dense réseau de ligaments, de muscles et de tendons, qui lui confèrent robustesse et souplesse.
Sur le seul plan mécanique, cet agencement est une merveille de précision ; cependant, ce sont ces qualités mêmes qui rendent notre dos vulnérable à divers types de traumatismes.
Ce chapitre détaille le fonctionnement des divers éléments du dos et s’intéresse également aux différents modes de transmission de la douleur.

Maux de dos

Etirements façon Tibétaines

Parmi les mouvements dont je m’inspire pour ceux de mes cours voici

les 5 rites Tibétains.

Les affections des musiciens

P1000580Voici l’objet du travail de l’Institut de Médecine des Arts-Musique où j’ai été formée:

Les pratiques musicales sont une source de plaisir, mais également exposent à des contraintes physiques et psychologiques insuffisamment connues des thérapeutes et des musiciens eux-mêmes.
Les contraintes qui pèsent sur les pratiques artistiques sont variés selon l’instrument, le mode de pratique (concertiste, musicien d’orchestre, soliste, amateur, professionnel, élève), les répertoires (classique, rock, jazz, variétés, etc.), l’environnement, le rythme de travail, etc. Mais certains risques sont présents quelle que soit la pratique, tout en s’exerçant à des degrés divers.
Les maladies liées aux pratiques musicales sont de gravité variée, de symptômes gênant peu ou pas la pratique à des lésions suffisamment graves pour imposer a minima l’arrêt momentané de la pratique. L’effet cumulatif des contraintes physiques exigées pour jouer d’un instrument est différent selon les instruments, mais toujours présent. Si les contraintes mécaniques entraînent des effets pathologiques à court terme, le plus souvent se surajoutent des postures inadéquates, des compensations multiples, des gestes respectant peu la physiologie qui ont alors des répercussions à plus long terme.
Les études épidémiologiques révèlent l’étendue du problème. Le risque d’affections des musiciens en relation avec leur pratique est extrêmement fréquent.
50 à 76 % des musiciens professionnels vont être affectés par des troubles ostéo-articulaires. La prévalence de ces troubles de santé chez les instrumentistes à vent dans la famille des cuivres : cor anglais (french horn), trombone, trompette ou tuba, est de 63 %, et celle-ci est plus importante encore pour des instruments comme les cordes par exemple. La douleur est un symptôme que l’on retrouve fréquemment chez le musicien ; elle est présente chez 89 % des musiciens de conservatoire de haut niveau et celle-ci est majoritairement liée (>50%), d’après les musiciens eux-mêmes, à la pratique artistique.
Cela ne résume pas l’ensemble des troubles qui affectent le musicien : le stress, le trac, la dystonie de fonction, les problèmes dermatologiques, de la sphère orale et de l’embouchure des instrumentistes à vent, de l’audition sont autant de troubles qui les affectent.

1. Tendinite (syndrome de surmenage spécifique)
2. Syndrome de surmenage non spécifique
3. Compressions nerveuses
4. Dystonie de fonction
5. Troubles auditifs
6. Troubles dermatologiques
7. Affections de l’embouchure de l’instrumentiste à vent
8. Troubles des articulations-temporo-mandibulaires
9. Stress
10. Trac
La prévention est une nécessité, une exigence que chaque musicien doit intégrer afin d’éviter les risques et les affections qui peuvent mettre en difficulté la pratique et la carrière elle-même. La prévention sera d’autant plus efficace qu’elle va s’intégrer dans une véritable stratégie préventive qui prendra en compte l’ensemble des risques, organisationnels, environnementaux, techniques, psychologiques, gestuels et posturaux.

être attentif aux matériels, aux lieux de pratique
développer de bonnes habitudes de pratique, des pauses, des répertoires appropriés
prendre conscience de la dimension corporelle et psychologique de la pratique
développer des comportements de base salutogène (bien-être, hygiène de vie)
développer des gestes et des postures physiologiques
Médecine des arts se consacre depuis 1975 à la santé des artistes et particulièrement du musicien. Médecine des arts® développe des programmes de prévention, de recherche, de formation et a mis en place un réseau permettant une prise en charge spécialisée. Médecine des arts a créé en 1990 le premier Diplôme européen de Médecine des arts dédié à la santé du musicien. Le site internet Médecine des arts est le support sur la santé du musicien le plus visité sur le plan international. Le site Médecine des arts® a été créé pour améliorer la qualité de l’information destinée aux musiciens, aux thérapeutes et à toutes les personnes concernées par la santé des artistes et pour développer les connaissances dans ce domaine.

Le point sur la dystonie de fonction chez le musicien – Médecine des Arts

Symptômes de la dystonie de fonction

La dystonie de fonction du musicien est une affection neurologique qui a des influences notables sur la pratique du musicien et la carrière du musicien lorsque celui-ci est professionnel.

Les troubles sont fonctionnels et se présentent sous la forme d’une perte de contrôle du geste musical au niveau de la main et du membre supérieur, ainsi que de l’embouchure de l’instrumentiste à vent.
Les symptômes surviennent lors de la pratique et habituellement ne se rencontrent pas en dehors de celle-ci. Les modes d’entrée dans cette affection sont le plus généralement progressifs, pour se stabiliser ensuite dans le temps.
Parfois pourtant la dystonie de fonction s’étend à d’autres gestes répétitifs comme le clavier d’ordinateur, mais aussi dans d’autres gestes comme l’écriture.
L’affection n’est pas douloureuse en dehors d’une douleur possible de tension du fait de contractures et de mouvements compensatoires.
Les examens complémentaires sont normaux et le diagnostic se fait sur l’histoire du trouble et sur l’observation dynamique lors de la pratique de l’instrument. Le geste dystonique s’organise autour d’un « patron » relativement stéréotypé de mouvement typique. Il survient plus volontiers à la main droite du pianiste, à la main gauche du violoniste et de l’altiste. Pour chaque instrument et chaque instrumentiste, on retrouve autour de cette stéréotypie des singularités, des formes qui ne surviennent que dans certains passages, des formes extrêmement légères ou au contraire très organisées. Des examens complémentaires pourront être entrepris a minima pour écarter certaines pathologies neurologiques et conforter ainsi le diagnostic négatif et l’absence d’autres pathologies, neurologiques notamment.

Physiopathologie de la dystonie de fonction

L’origine du trouble n’est toujours pas connu. Mais celui-ci repose de manière évidente sur la grande spécialisation du geste, sa répétition extrême, sa précision, voire sa virtuosité. Il est à noter que cette affection ne survient que chez le musicien de très bon niveau et donc celle-ci a été précédée par une longue pratique. Des facteurs de prédispositions ont été identifiés, comme des facteurs biomécaniques, mais des études sont nécessaires encore pour conforter ces éléments. De même on retrouve volontiers des profils psychologiques particuliers tels qu’une anxiété et un perfectionnisme plus élevé chez le sujet dystonique . Mais ces caractéristiques n’ont été rapportées que par de rares études et sont finalement retrouvées chez de nombreux musiciens non dystoniques.

Bien que la physiopathologie soit encore peu précise, désormais les connaissances sont suffisantes pour formuler que l’origine réside au niveau du système nerveux central. Les examens d’imagerie cérébrale (IRM) vont dans le sens de cette hypothèse en montrant des différences de représentations cérébrales (cortex somato-sensoriel) des doigts de la main dystonique (main gauche du violoniste), par rapport à la main droite non dystonique. La représentation cérébrale des doigts dystoniques est moins précise, moins différenciée que celle des doigts de la main non dystonique. Ces anomalies ont pu être confirmées lors d’examens d’imagerie fonctionnelle cérébrale (fIRM) par Butteworth et al. [4] notamment comparativement aux témoins. La représentation des doigts des sujets dystoniques était modifiée dans le sens d’une réduction de leur écartement (la représentation des doigts était plus rapprochée chez le sujet dystonique). Par ailleurs les auteurs relevaient une sous-activation dans le cortex somato-sensoriel secondaire pour l’ensemble des doigts et dans l’aire pariétale postérieure pour le Ve doigt. Pujol et al avec le même type d’examen réalisé chez des guitaristes affectés d’une dystonie focale, montraient que ces sujets avaient une plus grande activation du cortex sensori-moteur primaire controlatéral et une sous-activation bilatérale des aires pré-motrices.
Des recherches sont désormais engagées régulièrement chaque année et peu à peu nos connaissances sur le cerveau se développent. Nul doute que dans une décennie nous en saurons beaucoup plus sur cette affection et que le diagnostic devrait être mieux assuré et les traitements plus efficaces encore. Médecine des arts stimule la recherche dans ce domaine et fait la synthèse régulière des connaissances sur le sujet. Celles-ci font l’objet d’un enseignement dans le cadre du diplôme Médecine des arts.

Evaluation de la gravité de la dystonie

Si la maladie est de mieux en mieux identifiée dans le cadre de consultations spécialisées pour le musicien, cela reste un diagnostic qui peut être délicat dans les formes discrètes et atypiques. Si l’examen du musicien repose sur l’interrogatoire et sur l’examen clinique neurologique notamment, le diagnostic positif se fait à l’instrument. Parfois il est utile pour révéler le troubles de faire aborder un type de répertoire comportant des trilles, des arpèges. Le musicien a souvent expérimenté à maintes reprises les techniques de jeu déclenchant le mouvement dystonique. Il a expérimenté également de nombreuses « ruses sensorielles » qui lui ont permis d’atténuer le mouvement dystonique ou de le détourner pour pouvoir continuer à jouer. Tous ces éléments sont pour les thérapeutes qui prennent en charge des musiciens des signes cliniques que l’on peut définir comme « médico-musicaux » particulièrement significatifs.
Tous ces éléments sont pour les thérapeutes qui prennent en charge des musiciens des signes cliniques que l’on peut définir comme « médico-musicaux » particulièrement significatifs.
Plusieurs échelles ont été développées pour évaluer la sévérité de la dystonie
Echelle de Tubiana, Chamagne

  0. Impossibilité totale de jouer
1. Joue plusieurs notes, puis survient le blocage
2. Joue une courte séquence sans rapidité et avec un doigté de compensation
3. Joue des morceaux faciles, certains éléments techniques sont impossibles à exécuter.
4. Jeu presque normal, sans la rapidité ni la sonorité voulue
5. Jeu normal, reprise des concerts

Traitement de la dystonie fonctionnelle du musicien

Une grande palette de traitements existe, du fait même de la méconnaissance des processus physiopathologiques précis en jeu. Jusqu’aux années 1970, la dystonie de fonction était estimée comme une maladie chronique ne comportant pas de solution thérapeutique efficace et nombre de thérapeutes de l’époque estimaient ce trouble d’ordre pyschiatrique.
Les données ont changé ces vingt dernières années, sous l’initiative de P. Chamagne qui a permis d’une part de démontrer que cette affection pouvait être traitée et guérie dans plus de la moitié des cas avec une amélioration constante des pronostics et qui d’autre part a permis de protocoler le traitement rééducatif du musicien dystonique.
Bien d’autres traitements ont été essayés
des médicaments oraux (anticholinergique), sans succès,
la toxine botulique, peu pratiquée en France, dont les résultats sont discutés sauf lorsque le traitement est associé à des techniques rééducatives et il s’agit généralement d’une amélioration dont l’effet est passager.
Les techniques rééducatives lorsqu’elles sont faites par des thérapeutes confirmés dans ce domaine restent efficaces dans un grand nombre de cas. Le Sensory Motor Retuning, technique de rééducation plus récente, donne des résultats prometteurs.

Le diagnostic reste encore un diagnostic difficile pour un thérapeute non averti, avec le risque de sur-diagnostic ou de sous-diagnostic. Le musicien a intérêt à consulter une équipe pluridisciplinaire comme celle qui a été mise en place par l’Association européenne médecine des arts. En cas de doute, le musicien sera revu à une ou plusieurs reprises. De même, lorsque la rééducation est engagée, celle-ci repose sur de nombreuses séances et un processus thérapeutique qui se déroule le plus souvent sur plusieurs années. Il sera utile que l’équipe pluridisciplinaire puisse faire le point régulièrement, a minima annuellement sur l’évolution de l’affection. Devant un trouble sévère qui met en difficulté les espoirs de carrière ou une carrière, devant les aléas thérapeutique, sa durée, un soutien psychologique sera le plus souvent nécessaire afin de maintenir l’adhésion au traitement et la gestion des émotions inhérentes à de telles affections. Médecine des arts ® s’est engagée avec beaucoup de ténacité pour améliorer la démarche diagnostique ainsi que la rééducation, notamment par la mise en place du diplôme Médecine des arts-Musique qui permet d’apporter un consensus sur les connaissances acquises dans ce domaine.
L’association européenne Médecine des arts a mis en place une consultation pluridisciplinaire gratuite pour les musiciens qui porte notamment sur la dystonie focale du musicien.
La revue Médecine des arts a publié de nombreux articles sur le sujet et plusieurs dossiers. Un des derniers ouvrages de la collection Médecine des arts : La dystonie du musicien apporte de nombreuses informations avec beaucoup d’illustrations, sur la clinique, le diagnostic, les traitements, etc.

Bibliographie
Jaume Rosset Llobet, Silvia Fabregas Molas. La dystonie du musician. Manuel pratique à l’usage des musiciens et de leurs thérapeutes. Collection Médecine des arts. Alexitère. 2013.
[2] Jabusch HC, Muller SV, Altenmuller E. Anxiety in musicians with focal dystonia and those with chronic pain. Mov Disord 2004 ;19(10):1169–75.
[3] Elbert T, Candia V, Altenmuller E, et al. Alteration of digital representations in somatosensory cortex in focal hand dystonia. Neuroreport 1998 ;9:3571–5.
[4] Butterworth S, Francis S, Kelly E, et al. Abnormal cortical sensory activation in dystonia : an fMRI study. Mov Disord 2003 ;18(6):673–82.
[5] Pujol J, Roset-Llobet J, Rosine´s-Cubells D, et al. Brain cortical activation during guitarinduced hand dystonia studied by functional MRI. Neuroimage 2000 ;12:257–67.
[6] T.J. Lie-Nemeth. Focal Dystonia in musicians. 17 (2006) 781–787. Phys Med Rehabil Clin N Am

 

Névralgie cervico-brachiale / Sciatique du cou

Consulter un ostéopathe est inévitable, ainsi que prendre des anti-inflammatoires lorsque la douleur se fait insoutenable. Cependant, si, à la longue, retourner à intervalle régulier chez l’ostéopathe ne peut faire que du bien, au contraire, les anti-inflammatoires vont finir par avoir votre estomac. Sans compter une douleur qui devient vite handicapante pour les musiciens (Chanteurs et instrumentistes) et dont on semble ne plus pouvoir se déparer. Chaque cas est particulier, et c’est pour cela qu’il est nécessaire de venir en consultation avant d’entamer un protocole de soins.

La névralgie cervico-brachiale est une compression nerveuse.

hernie5[1]

C’est un nerf qui émerge de la région cervicale et dont le pincement va se répercuter jusque dans le bras.

Au niveau cervical, la moelle épinière donne naissance à huit paires de nerfs cervicaux. Le huitième étant à la charnière cervico-dorsale. Tout cet ensemble de nerfs forment le plexus brachial. Ce plexus brachial se divise plus bas dans le bras.  Les nerfs: – Ulnaire – Médian – Radial. Chaque nerf est relié à une zone précise au niveau du bras et de la main.

Non seulement, le musicien (chanteur/instrumentiste), percevra des douleurs plus ou moins aigues qui seront évolutives, mais en plus sa pratique artistique va devenir peu à peu génératrice de tensions musculaires par volonté de compensation. Pour une personne lambda c’est pénible mais pour un professionnel de la musique c’est un cercle vicieux angoissant.

Le passage par l’ostéopathie est crucial, cependant l’ostéopathe ne va pas vous indiquer obligatoirement les bons étirements à faire et leur fréquence. Si la séance vous fera du bien, elle ne vous guérira pas. En faisant les bons étirements vous serez votre premier guérisseur. Vous pourrez ensuite envisager de recevoir un massage ciblé et régulier sera primordial (Massage Amma)

L’auto-massage est conseillé également. Voici une recette d’huiles essentielles (à tester sur votre avant-bras afin de vous asurer de ne pas être d’allergique):

  • 30 Gttes de menthe poivrée
  • 30 Gttes de camomille romaine
  • 45 Gttes d’eucalyptus citronné
  • 130 Gttes de macérât de millepertuis

 

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