Trac: Témoignage de Marina Chiche, violoniste

Quatre stratégies puissantes pour combattre le trac ou l’histoire du taureau, du panda et du singe

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un gros mot, enfin, d’un mot un peu « tabou » : le trac ! Grrrr…
Longtemps j’ai balayé ce sujet d’un revers de la main. On me posait souvent la question de savoir si j’avais le trac et je répondais aussitôt :
« Moi, non, je ne suis pas traqueuse ! »
Un peu comme si le fait d’en parler réveillerait les mauvais esprits. 👻
De manière quasi superstitieuse, je contournais la thématique.
Et puis, au cours de ces dernières années au fil de mon expérience en tant que concertiste et aussi en tant que professeur, j’ai rencontré maintes fois cette question et j’aimerais partager avec vous ce que j’ai appris.
Qu’est-ce que le trac ? 😱
Tout d’abord entendons-nous sur la définition.
Le trac, c’est un drôle de mot qui semble porter une connotation bien négative et qu’on associe souvent avec l’autre gros mot qu’est le « stress ».
Vous connaissez sans doute tous cette sensation d’inconfort avant une prise de parole en public.
En allemand on distingue deux expressions qui recouvrent deux réalités différentes : « Lampenfieber » (littéralement la fièvre sous les lumières de la rampe) et « Aufführungsangst » (la peur de la performance). La première expression a une connotation bien plus positive que la deuxième. C’est qu’il est judicieux de faire la différence entre un trac « porteur » et un trac « inhibiteur », on pourrait dire un stress positif et un stress négatif. J’y reviendrai un peu plus tard.
En tout cas, l’expérience de la scène semble être associée aux réactions de stress, qu’elles soient physiologiques ou mentales : accélération du rythme cardiaque, tremblements et moiteur des mains pour certains, pensées d’anticipation négatives pour d’autres…
« Trac » viendrait de la réaction d’un animal traqué. Alors, instinct de survie avant tout (vous vous souvenez, je vous en parlais dans mon précédent article sur les festivals de musique de chambre). On dénombre comme pour le stress trois réactions : fuite, paralysie, combativité.
Bon, j’ai tendance à exclure la fuite de mon répertoire des réactions acceptables. Pour autant, on a déjà vu des annulations de dernière minute pour cause de trac insoutenable.
Il peut sembler étrange de parler de survie, de lutte ou de fuite, alors qu’a priori, au moins à l’âge adulte (!), personne ne nous force à monter sur scène. Et en plus, il faut bien le dire, beaucoup d’artistes avoueront qu’ils aiment ça, être sur scène.
Alors, masochisme ? Pourquoi pas. Mais en fait, il me semble que ces deux réalités ne sont pas incompatibles. On peut adorer se produire et redouter la scène en même temps.
Il faut d’ailleurs parfois se « sur-monter » pour monter sur scène.
Je me souviens d’un épisode étrange la veille de mon concours d’entrée au CNSM de Paris, j’avais 16 ans. Apparemment j’avais dit toute la nuit dans un demi-sommeil, (ma mère et ma soeur confirmeront) : « Je n’ai pas envie de jouer mais j’ai envie de bien jouer! »
Bref ! Chacun a son cocktail personnel de peur et d’excitation, d’envie d’y aller tout en gardant un œil sur la porte de sortie pour pouvoir s’échapper au plus vite, juste au cas où.
Et puis, la relation à la scène peut être évolutive. Cela change selon les périodes.
Beaucoup de mes collègues se souviennent d’une période d’innocence avant des phases plus compliquées à l’adolescence, au conservatoire ou lors des concours internationaux.
Ah, elle est loin, l’innocence de la petite enfance, où j’avais juste très envie de jouer. Peur de rien. En toute simplicité

La scène, lieu de tous les dangers… ou presque 👻
De la fausse note au trou de mémoire, de la peur du ridicule à la peur du jugement des autres (et de soi !), monter sur scène, vous l’aurez compris, peut faire peur.
Faut-il rappeler qu’en anglais, on dit « stage fright » ? la peur de la scène…
Même si on ne la ressent pas toujours consciemment, cette peur, on sait que tout peut se produire, comme si d’autres lois régissaient cet espace : peur de l’inconnu avant tout.
On est rarement complètement en « sécurité » (métaphorique, j’entends) ; un peu comme si un tigre était présent sur scène avec nous, dans une cage – peut-être pas si fermée que cela. Peut-être qu’il dort ou qu’il est calme, mais personne n’est à l’abri ! 🐯
Prenons un peu de recul : est-ce que ces dangers sont réels ou imaginaires ?
La dimension irrationnelle attachée à la scène fait que le niveau de stress vécu par les musiciens peut sembler disproportionné. En effet, quels sont les risques du métier? Un chirurgien a une vie entre ses mains, un torero peut y rester… Mais à ma connaissance, un musicien n’a jamais tué personne avec une fausse note…!
quoique ?
Dans l’anticipation, certains passent par toutes les couleurs. Envie de vomir, insomnies avant l’entrée en scène, malaises, et même pendant !
On se souvient de quelques sorties de scène mémorables de grands artistes, non satisfaits de leurs performances. Le fantastique pianiste polonais Piotr Anderszewski était sorti de scène lors du Concours de Leeds en 1990. Le phénoménal violoniste russe Philip Hirschhorn aussi était célèbre pour ses sorties de scène rageuses.
C’est qu’il est parfois dur de concilier l’expérience du « live » avec les injonctions de perfection auxquelles notre époque abreuvée de disques est habituée.
Vous vous souvenez de la phrase de Heifetz dont je vous parlais dans un de mes articles précédents.
« Pour jouer du violon, il vous faut les nerfs d’un torero, la vitalité d’une hôtesse de boîte de nuit et la concentration d’un moine bouddhiste ».
Il faut savoir prendre le taureau par les cornes, ou le contourner selon les contextes.
En tout cas, le regarder droit dans les yeux.
C’est parti ! Olé ! 🐮💃
Les stratégies 🤓
J’aime à penser que la scène est comme un animal qui se dompte et que gérer son trac ou plutôt s’approprier son expérience sur scène est un art à développer et surtout à pratiquer.
La situation de scène s’étudie, s’essaie, s’expérimente. Et à chaque fois, on en ressort peut-être un peu meurtri mais sûrement grandi.
⚠️ Un bémol toutefois ! Souvent ces apprentissages sont des constructions éphémères. Quand on se dit qu’on a trouvé la recette magique, on peut être quasi sûr que la fois suivante,cela ne fonctionnera pas. Car… il n’y a pas de recette magique – comme dans Kungfu Panda 🐼
Les facteurs qui constituent l’expérience sont trop changeants. Comment on a dormi la veille, comment on se sent le jour J, avec qui on joue, ce qu’on joue etc…
Pour autant, on peut observer des principes. Les neuro-sciences se sont d’ailleurs penchées sur la question.
Et voici quelques stratégies ou modes de pensées qui me semblent intéressant de noter.
1. Ne pas combattre 🏹

Pour combattre le trac, tout d’abord il faut ne pas vouloir le combattre ! Cela peut vous sembler un avatar de technique non-violente peu à-propos. Pourtant c’est le point de départ.
En somme, il ne faut pas essayer de l’éviter. Je dirais même, il faut s’y attendre ! Ce « tour à 180° » comme on dit en coaching peut vous sembler très contre-intuitif.
Combien d’élèves viennent me voir en me demandant comment faire pour être « relax », « détendus ». Pas moyen ! J’aime les choquer en poussant le vice un plus loin, en leur disant : « il faut vouloir avoir le trac ! »
Si, si !
En effet, c’est là que se niche une source insensée d’énergie et d’inspiration. D’un point de vue physiologique, c’est de là que va provenir la sécrétion d’adrénaline qui va nous rendre hyper-performant et qui va nous donner un sixième sens. On entend mieux, on voit mieux, notre perception est au top – « à l’affût » comme le montrent plusieurs études (neuro-sciences et musique : je vous en parle bientôt !).
Évidemment, trop d’adrénaline peut aussi nous faire franchir le seuil, la « zone » et là, l’effet devient inhibiteur. Le tout est d’arriver à favoriser les conditions afin que ce « stress » ne soit pas inhibiteur mais au contraire stimulant, favorable à l’expression de notre potentiel maximal.
Équilibre complexe, certes.
Et beaucoup de mes collègues seront d’accord avec moi. Le pire, n’est-il pas de ne pas « avoir peur » avant d’entrer sur scène ?
Car la prise de conscience du « danger » peut se produire d’un coup, sur scène. Comme un pilote de formule 1 qui réaliserait en plein virage qu’il est en train de rouler à 300 km/h. Et là, compliqué de bien réagir… 🏁
Alors, parole de torero 😏: il vaut mieux regarder le taureau droit dans les yeux avant d’attaquer !
2. Activer une spirale vertueuse 🌀💫
Au cours de ma formation, j’ai développé une méthodologie qui m’a beaucoup aidée et qui distingue trois niveaux : le mental, l’émotionnel et le corporel.
🤓
Cela est valable pour prendre la parole devant un public aussi !

L’idée est que ces trois niveaux sont interconnectés et qu’un lien dynamique les relie. ♻︎
Mes pensées ont un lien avec les émotions et mes émotions vont se traduire physiquement. Ainsi s’installe un cercle soit vicieux, soit vertueux.
Si mes pensées sont négatives, je vais me sentir triste, désespérée ou autre et mon corps va se contracter.
Si je me sens nerveuse, mes pensées négatives vont s’emballer et idem, mon corps se tend trop.
A l’inverse, si je ressens la joie d’aller sur scène, mes pensées d’anticipation vont être positives, mon corps s’ouvre, je respire ou
si j’ai bien dormi, je me sens bien dans mon corps, je me sens en pleine puissance de mes moyens (pensées positives) etc… Vous avez compris le principe, n’est-ce pas ?
Le but est d’arriver à trouver un point d’entrée, un levier pour renforcer ou inverser la tendance.
Ainsi je vais essayer de taper à la porte de chacune des dimensions évoquées et de manière très pragmatique, voir ce dont j’ai besoin aujourd’hui et maintenant (vous vous souvenez : pas de recette magique !).
Je vais donc choisir un focus sur lequel porter mon attention.
Par exemple, un focus corporel très important peut être la respiration ou bien, sentir le contact de mes pieds sur le sol. Ce qui va me donner une sensation d’ancrage et donc de sécurité, etc…
Cela peut être aussi plus « technique » : ressentir le pouce de ma main droite (toujours une bonne idée !).
Un focus mental peut être de convoquer des pensées porteuses : se remémorer des expériences positives, me laisser guider par une idée-force ou me rattacher à un mot-clé ou concept (projeter le son jusqu’au dernier rang).
Un focus émotionnel peut être de me connecter à la joie contenue dans telle pièce de musique ou à l’amour que je porte à cette pièce depuis petite.
Bon, je vous laisse expérimenter avec cela ! Le but étant de se créer sa boîte à outils personnelle de “trucs” qui fonctionnent bien. ☺️🛠
3. Dompter son singe intérieur 🙈🙉🙊
A bas, le perfectionnisme ! 💯 ⚠︎🎯
L’ennemi numéro 1 selon moi, c’est le perfectionnisme.
Et j’en parle en connaissance de cause. Je dois sans cesse le déconstruire. En effet, dur de s’en séparer quand toute ma formation a été accès sur une exigence impitoyable.
Alors, viser la perfection dans la préparation, oui. Et au moment de jouer, basta : on oublie tout !
80% au lieu de 100% et autres astuces
Une technique mentale qui m’a beaucoup aidée est le « 80 % au lieu de 100%», autrement dit aller sur scène en s’accordant de ne viser « seulement» un résultat à 80%. Cela soulage incroyablement puisque l’enjeu n’est plus un sans-faute (concept bien relatif!). Et parfois, sur un malentendu…on peut produire un 90 ou un 95% !
J’aime aussi beaucoup l’idée que partageait Jean-Jacques Kantorow lors d’une master-classe à l’Académie Ravel. Il nous faisait remarquer que souvent, après la première erreur sur scène, on se libérait. En effet, le fantasme du 100% se dissipait et on était enfin présents.
Donc, viser de faire bien, mais pas parfait – « Good enough is good ! ».
Parfois quand mon mental résiste et que rien ne semble marcher, j’emploie la massue . 🔨
Et là, c’est la formule magique (si,si ! Elle est magique celle-là. Je vous laisse l’essayer).
C’est le « F***k it »
👉
http://www.thefuckitlife.com
Ce que je trouve vraiment porteur et qui a une portée plus philosophique, c’est une forme d’acceptation – au sens noble du terme. Finalement on monte sur scène, avec ses forces et ses faiblesses. Ne pas vouloir être quelqu’un d’autre que ce que l’on est et accepter de se montrer là où on en est.
Il y a une certaine beauté, une humilité radicale et un vrai lâcher prise dans cette attitude.
Dompter le singe intérieur ou la gestion du mental 🙈
Il est amusant de constater que ce dont on a peur sur scène relève du « vide », du manque, de l’absence : le trou de mémoire, le « black-out ». Pourtant souvent, l’ennemi, c’est le trop-plein du mental.
Alors, on se dit que l’idéal avant un concert serait de « faire le vide ». Certains pratiquent la méditation de pleine conscience ou font des méditations zen.
J’aime à envisager la problématique différemment. Il est difficile de créer du vide a priori, ou de se demander d’enlever quelque chose.
Essayez un peu avec cet impératif : « Ne pense à rien ! » …
Ce qui me paraît plus efficace parfois je trouve, c’est alors d’occuper mon mental et mon « singe intérieur » à de « bonnes choses ».
Les bouddhistes parlent de singe intérieur pour désigner un mental agité qui, tel un singe, se balade de branches en branches, les branches étant les pensées (par exemple les scénarios d’anticipations : « et si… ».)
Il est souvent difficile de calmer ce singe espiègle et hyper-actif avant un concert. Selon moi il ne s’agit pas de se forcer avec des pensées positives. Il me semble que mieux vaut détourner l’attention du singe et donc lui donner du « bon » grain à moudre. Par exemple faire quelques exercices techniques pour se chauffer, activer des pensées concrètes, physiques ou mentales.
Celles de ma boîte à outils, vous vous souvenez ?
Pour être dans le présent, rien de tel aussi que de retrouver ses sensations, revenir dans son corps par des exercices simples de respiration ou de QiGong.

Et puis, une autre chose qui vient nous occuper, moi et mon singe, c’est de consciencieusement me maquiller et mettre mes vêtements de scène. Ah, il ne faut pas sous-estimer la puissance des rituels ! En voici un qui permet de passer en « mode concert ». Je suis persuadée qu’une métamorphose a lieu dans ce moment qui peut parfois sembler futile.

4. Prepare for the worst… 🍣 and hope for the best 🙏

Practice, practice, practice
En amont, la règle, c’est : « Practice, practice, practice ». Pas au sens du nombre d’heures et de l’épuisement mais plutôt dans l’idée de se préparer au mieux, de peaufiner son artisanat un peu comme un maître sushi. Je vous avais déjà parlé de la force des « basiques », aiguiser ses couteaux !
Car on ne peut pas miser sur des miracles, même si parfois ils se produisent…
Rien de tel pour conjurer le trac que de se sentir vraiment bien préparé.
Ou l’inverse d’ailleurs. Rien de tel pour déclencher le trac que de savoir que l’on n’a pas de réserve, pas de soupape de sécurité. 🆘
C’est donc la sensation d’avoir bien préparé qui donnera aussi de la sérénité, et qui paradoxalement, fera descendre la pression de la perfection
On a fait tout ce qu’on pouvait – ni plus, ni moins.
Au moment de rentrer sur scène, on oublie tout et on fait confiance.
Bon, il y aurait encore beaucoup de techniques de visualisation et de mental training à évoquer. Promis, pour un prochain post !
Dire « oui » à la scène
… ou l’art d’accueillir l’imprévu comme une bénédiction.
Parfois tout se passe comme prévu, comme souhaité. Cela peut donner une grande satisfaction du travail bien fait, de l’accomplissement. Mais cela ne donne aucune garantie que le concert ait été bon. En effet, on peut aussi être « passé à côté » émotionnellement.
Parfois la scène réserve de sacrées surprises. D’une corde qui vient à lâcher à une partition qui tombe en cours d’exécution. Cela m’est d’ailleurs arrivé à Leicester il y a deux semaines durant le Quatuor américain de Dvořák ! J’ai dû ramasser la partition de Kristin, l’autre violoniste, tout en reprenant ma partie au plus vite !
Il m’est même arrivé, dans un moment d’enthousiasme débordant, de jeter en l’air mon archet lors d’un concert au Japon. Il s’agissait du Quintette de Dvořák avec piano avec Boris Berezovsky, Dimitri Makhtin, Miguel Da Silva et Henri Demarquette.
Heureusement l’archet n’était pas cassé (miracle, merci la moquette !) et une personne du public m’a très poliment tendu mon archet pour que je puisse continuer comme si de rien n’était…ou presque. Je vous assure que l’énergie sur scène est montée d’un cran juste après !
Un cas typique d’adrénaline pur ! Impossible de se préparer pour ce genre de situations, il faut prendre des décisions en temps réel.
C’est qu’en fait, la scène est l’espace d’improvisation par essence. En tant que musicien classique, on peut être tenté de résister à l’idée. Mais c’est ainsi.
Il n’y a pas que les jazzmen qui sont amenés à gérer avec les moments d’imprévus. J’ai d’ailleurs beaucoup appris en m’aventurant dans des jam-sessions récemment.
Et c’est d’ailleurs dans des moments d’abandon et d’imprévu que se produisent les perles du « live ».

La force de l’intention ⚽️
Pour finir, il me semble que ce qui l’emporte sur toutes ces techniques, c’est le simple fait de se remémorer pourquoi on va sur scène, ou plutôt pour quoi.
Dans les moments de doute, il est vrai qu’on peut oublier les raisons profondes qui font aller sur scène. On peut aussi ressentir une hostilité de la part de certains publics (hostilité réelle parfois 😱) dans des contextes de compétition ou projetée aussi, à cause de mauvais souvenirs ou de peurs externalisées.
Mais si on se souvient que l’intention d’aller sur scène provient d’un désir profond de diffuser de la musique que l’on aime intensément, au centre de la scène se retrouvent l’œuvre, l’onde sonore et le compositeur et c’est une logique de partage qui nous porte.
On peut alors être dans la générosité, dans l’engagement total, sans retenue.
Jouer avec ses tripes, « mouiller le maillot » comme on dit en foot.

Car, pour reprendre l’expression d’Edgar Morin, le but ultime, n’est-il pas de vivre une « expérience partagée » avec le public ?

Drogues et professionnels du spectacle

306261_10151545135998185_1308949696_nLa consommation de drogues (licites et illicites) est la première cause de mortalité évitable. En 2010, année connue, les données épidémiologiques permettent d’estimer le nombre de vies humaines perdues en France, liées à la consommation pathologique d’alcool, à l’usage de tabac et à l’usage de drogues illicites, à respectivement 49 000, 79 000 et 1 600 (4) soit un total proche de 130 000 décès. »
Il existe de fortes disparités de la consommation de substances psycho addictives selon le secteur d’activité. En 2014, trois milieux professionnels étaient concernés par des niveaux élevés de consommation de Substances Psycho Addictives (SPA) licites (alcool, tabac) ou illicites (cannabis, autres drogues) : le bâtiment et les travaux publics (BTP), le secteur englobant les arts, les spectacles et les services récréatifs, ainsi que l’hébergement et la restauration [1].
Dans l’hébergement-restauration, les hommes occupaient la première place pour l’alcoolisation ponctuelle importante (API) dans le mois (39,7 %) et la seconde place pour l’ivresse dans l’année (36,7 %) ; la première pour la place de la cocaïne (15,6 %) et d’amphétamines au moins une fois dans la vie (3,9 %) ; la seconde place pour le tabagisme quotidien (42,8 %) ainsi que pour la consommation de cannabis dans l’année (17,6 %). [2]
Dans le secteur du BTP, les hommes arrivaient en tête pour le tabagisme quotidien (45,3 %), en troisième position, pour l’alcoolisation ponctuelle importante (API) dans le mois (32,7 %) et l’ivresse dans l’année (35,7 %), ainsi que pour l’usage de cannabis dans l’année (13,9 %). [2]
Les personnels masculins des arts, spectacles et services récréatifs, occupaient la première place pour l’ivresse (44,8 %) et l’usage de cannabis dans l’année (24,6 %), la seconde place pour la consommation de cocaïne (12,4 %) et d’amphétamines au moins une fois dans la vie (7,9 %) [2], la troisième place pour le tabagisme quotidien (40,4 %) et la quatrième place pour l’alcoolisation ponctuelle important (API) dans le mois (32,5 %) [2]. » [3]
Comme dans bien d’autres domaines, l’action préventive devrait s’inspirer de méthodes novatrices. Le renforcement de la cohérence dans un discours non moralisateur en évitant les « ne pas » participe à engager un dialogue ouvert sur ce sujet, en laissant à chacun sa liberté d’action en connaissance du risque, du moins chez les adultes. C’est cette liberté et une écoute préventive active qui est un des facteurs inducteurs de prise en compte de l’information préventive.
La prévention des addictions est un domaine à développer concernant les métiers du spectacle. La surmortalité précoce des musiciens dans les musiques actuelles devraient inciter les institutions à agir avec les associations concernées par ces actions, sans oublier de porter cette présentation à l’ensemble des artistes et des techniciens du spectacle quel que soit leur discipline et leur statut.
A noter
« Plus que tout autre toxique psychotrope, le cannabis jouit d’une réputation de drogue «douce», ce qui a tendance à banaliser son utilisation dans de nombreux esprits. En même temps, l’évolution de la plante commercialement disponible au consommateur semble s’orienter vers des produits de plus en plus concentrés au niveau de la substance active.
La relation entre le cannabis et la psychose est évidente pour tout clinicien confronté aux soins du jeune souffrant de psychose. Les différentes études disponibles montrent que le cannabis cause non seulement une péjoration de la symptomatologie psychotique et du pronostic, mais qu’il entraîne une plus grande difficulté à traiter ainsi qu’une atteinte aux compétences cognitives et sociales du patient, qui s’en trouve d’autant plus isolé et réfractaire aux approches psychothérapeutiques.
Au-delà de ces considérations thérapeutiques concernant l’individu souffrant déjà de psychose, le progrès de nos connaissances permet d’aborder une question de plus grande envergure avec des ramifications dans la médecine préventive mais aussi sociales au sens large : le cannabis peut-il causer une psychose chez une personne saine ? Les études épidémiologiques et biologiques récentes soutiennent fortement cette hypothèse. »

Docteur Arcier, président fondateur de Médecine des arts®
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La somatisation: Causes et conséquences

LiaisonsLes organes et viscères ont une MOBILITÉ suivant plusieurs axes de MOUVEMENT (venant de l’embryologie).Ils peuvent être bloqués dans leur mouvement donc dans leur physiologie pour diverses raisons : accident comme une chute, accident d’auto ou toute onde de choc pouvant créer un coup du lapin, un choc affectif ou émotionnel suite à un décès ou une séparation.
Les organes ont une MOTILITÉ qui renseigne sur la VITALITÉ. Celle-ci peut être très diminuée dans divers cas comme une dépression, un choc émotif, un surentraînement.

Test de ventilation:

Douleurs abdominales lors de l’inspiration profonde, probabilité que l’organe soit en cause dans la gêne respiratoire.
Douleurs abdominales lors de l’expiration profonde, certainement un problème touchant les moyens de fixité d’un ou plusieurs organes.

Mobilisation:

Organes sensibles lors de l’inspiration travail sur la circulation sanguine, le flux lymphatique.
Organes sensibles lors de l’expiration travail sur la dynamique organique. Travail sur le mouvement fascial afin de redonner une élasticité et soulager des adhérences éventuelles.

UNE ADHERENCE OU UN BLOCAGE AU NIVEAU DE LA COLONNE VERTEBRALE DECLENCHERA DES CONSEQUENCES AU NIVEAU DES PERIPHERIQUES AUXQUELS LES ORGANES SONT RATTACHES.

LIEN VISCERES/COLONNE VERTEBRALE

D1-D5:
organes intrathoraciques + viscères intracrâniens
D6-D9:
pancréas, râte, estomac, foie, vésicule biliaire, duodénum
D10-D12:
rein, glande surrénale, colon ascendant, ½ colon transverse
D12-L2:
½ colon transverse, colon desc, sigmoide, vessie, utérus, prostate, ovaires, rectum
D10-L2 :
vasomotricité des membres inférieurs et de l’abdomen
D1-D9 :
vasomotricité des membres supérieurs, la tête, le tronc.

Dents et posture

L’équilibre harmonieux et la détente des muscles du cou, ainsi que la liberté cervicale dépendent aussi d’une excellente santé de notre dentition. Un bon professeur de chant ne pas l’ ignorer si l’élève se plaint de tensions et de douleurs de façon chroniques. Ce qui empêche sa bonne progression. Un problème de dents peut en être à l’origine.

La dentition est souvent sous estimée quant au bien être de notre corps ; mais de plus en plus d’auteurs mettent l’accent sur son importance pour un meilleur quotidien et pour une vie plus confortable et harmonieuse car le corps humain est un tout indissociable et lorsqu’un des chaînons de la chaîne est affecté, c’est toute la chaîne qui perd de son efficacité et ne peut plus fonctionner normalement.

Le disfonctionnement de l’ArticulationTemporo-Mandibulaire peut avoir une cause dentaire (occlusale: anomalie des appuis dentaires) et se manifeste par des craquements unilaréraux ou bilatéraux, des douleurs musculaires au niveau de la mandibule (pouvant déclencher des douleurs cervicales ou dorsales).

Il est indispensable que les deux arcades dentaires viennent en contact avec précision l’une avec l’autre pour prendre un appui parfait l’une sur l’autre:

Il existe de plus en plus de personnes qui souffrent de tensions et de douleurs musculaires dans la région du crâne, du dos, du cou, des épaules, de l’articulation temporo-mandibulaire ( ATM ) ou , et de la face dont elles n’arrivent pas à trouver et à expliquer l’origine. L’explication qu’on leur donne à ce sujet n’est, dans la plupart des cas, pas convaincante.

Ces douleurs et tensions musculaires peuvent être très invalidantes car elles génèrent une fatigue physique et psychique, diminution de la concentration au travail, sommeil perturbé, troubles auditifs, vertiges ou acouphènes.

LES CAUSES DENTAIRES POUVANT ETRE A L’ORIGINE DE CES TENSIONS ET DOULEURS MUSCULAIRES.

Une absence d’occlusion ou une mauvaise répartition des charges occlusales (inocclusion, sous-occlusion, surocclusion) conduit au :
•Bruxisme (grincement des dents ou serrage excessif des mâchoires.) entraînant une usure des dents
•Déplacements dentaires dans l’os alvéolaire (migrations, versions, rotations, égressions),
•Fatigues musculaires (muscles manducateurs contracturés) qui peuvent devenir très douloureuses entrainant des céphalées.
•La Perte de dents qui déstabilise l’occlusion
•Névralgies (causes neurologiques) souvent très difficiles à traiter

Il faut savoir que les muscles participant à l’ouverture et à la fermeture des mâchoires (maxillaires) sont reliés fonctionnellement aux muscles du cou et du dos (colonne vertébrale) donc un déséquilibre à leur niveau se répercute sur les muscles dorsaux et cervicaux.

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Temporo-Mandibulaire (ATM – temporal/mandibule) :

Lésions ou blocages de cette articulation: dans les phases aiguës, il peut y avoir le démarrage d’un torticolis, mal dans un bras et douleurs ligamentaires.

Cette lesion peut causer:

Des adhérances cervicales, ou (et) des 5 premières dorsales, une clavicule trop haute.

Harmonisation de :

1: la mandibule et le temporal,

2: le temporal et l’apophyse ptérygoïde,

Les machoires vont ainsi devenir beaucoup plus souples et permettre des contacts entre les dents comme sur des amortisseurs.

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Le maxillaire :

Le MRP (mouvement respiratoire primaire) est dû à l’émission régulière et par vagues, de liquide céphalo-rachidien (ou LCR) par les plexus choroïdes qui tapissent certaines régions des ventricules

Dans notre corps, il se présente sous la forme d’une vague qui suit les trajets des méridiens médians chinois TOU MO et JENN MO.

Ce qui nécessite une bonne harmonisation des apophyses ptérigoïdes, des palatins, des deux parties du maxillaire.

Isoposturale

Diplôme Européen Médecine des Arts Musique 2018

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Heureuse!

Formateurs: Mme Isabelle Campion et Mr. Philippe Chamagne (Kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation du musicien); Mme Elisabeth Fresnel (Anatomie et physiologie de l’appareil vocal); Mr. Raphaël Sikorski (La voix chantée); Mme Evelyne Shapira (Pédagogie du souffle phonatoire); Mme Maryvonne Fournier (Physiologie de la langue), Technique Alexander et Feldenkrais …

Le musicien Huey Lewis, maladie de Ménière

Le musicien Huey Lewis, maladie de Ménière

Le chanteur et musicien Huey Lewis vient d’annuler tous ses concerts car il souffre d’un problème auditif entrant dans le cadre d’une maladie de Ménière.
Il vient de révéler qu’il a perdu soudainement la majeure partie de son audition il y a deux mois environ.
Les premiers examens réalisés sont en faveur d’une maladie de Ménière.
Huey Lewis, âgé de 67 ans, qui a connu de grands succès dans les années 1980, précise que s’il peut encore entendre un peu, il n’entend pas assez bien pour chanter.
Cette maladie a également touché d’autres musiciens comme Ryan Adams et Kristin Chenoweth.

Le musicien Paul Jansen, maladie de Ménière

Le musicien Paul Jansen est également affecté par une maladie de Ménière. Jansen a subi un grave traumatisme au niveau du cou durant l’enfance, ce qui est connu pour être un facteur favorisant l’émergence d’une maladie de Ménière à l’âge adulte.
La maladie survient par crises, aussi Paul Jansen a eu des périodes où la maladie était contenue.
Dans une interview accordée au site Westworld le musicien confie la fatigue qui l’étreint dans ces périodes de crises. C’est, explique-t-il, l’effet des messages contradictoires que reçoit votre cerveau et votre corps tout au long de la journée. « L’un vous dit que vous êtes en train de bouger, l’autre que vous êtes immobile », le nerf qui est responsable de transmettre les informations pour le maintien de votre équilibre transmet des informations erronées. Par exemple ajoute-t-il, si je me trouvais en train de marcher dans une pièce et que quelqu’un éteignait soudainement les lumières, dans le noir, je tomberai immédiatement, parce qu’on perd le sens positionnel. Vous devez marcher droit alors que vous avez l’impression que le plancher bouge. Et cela toute la journée. C’est comme un exercice isométrique réalisé toute la journée, prenez un crayon et tenez-le en permanence en équilibre sans le laisser tomber. »
Il explique combien cette fatigue, cet épuisement permanent pénalisait sa pratique musicale. « Ma chose préférée au monde est de jouer de la musique en live, mais j’appréhendais tellement les concerts parce que je savais à quel point je serais fatigué ensuite. Mes oreilles sonnaient sans que je sache pourquoi… Je me disais : c’est ce que je préfère faire, mais c’est aussi la chose la plus terrible au monde à faire. Et j’ai pris cette décision : Je ne peux pas faire, je n’en ai ni l’énergie, ni la force ».

Le songwriter Sivu, maladie de Ménière

Le musicien Sivu est aussi atteint d’une maladie de Ménière et cette affection menace sa carrière. Il confie que son deuxième album pourrait être le dernier en raison de cette maladie qui lui provoque une perte progressive de l’audition.
« Je me souviens de ma première crise. Je me suis réveillé et la pièce tournait, mais oreilles bourdonnaient, c »était terrifiant, ça venait de nulle part ». « C’est comme si la porte se refermait sur quelque chose que j’aimais – Je me sentais complètement impuissant « .
« Quand mon audition était vraiment mauvaise, je me suis enregistré en train de chanter, je pensais que c’était bien, mais j’ai écouté l’enregistrement des semaines plus tard, quand mon audition s’était améliorée. C’était la pire chose qui soit. »
Lors des tournées, la situation est plus délicate encore. « La tournée est assez difficile parce que vous ne dormez pas assez, vous buvez beaucoup, vous mangez tout le temps de la mauvaise nourriture ». Il est vraisemblable qu’une mauvaise hygiène de vie, le manque de sommeil, l’alcool sont des facteurs déclenchants ou favorisants des crises de Ménière.
Désormais, « je cours beaucoup, ce qui fait une énorme différence et j’essaie de ne pas boire autant d’alcool qu’avant ».
C’est une maladie qui s’aggrave avec le temps, mais Sivu est déterminé à rester positif. C’est si vrai qu’il sort un nouvel album. « Tant que je peux encore jouer de la musique, je vais le faire ».

Ryan Adams, maladie de Ménière

L’auteur compositeur et chanteur Ryan Adams est atteint d’une maladie de Ménière. Le chanteur du groupe Wonderwall a été diagnostiqué avec une maladie de Ménière il y a quelques années et ses problèmes auditifs ont conduit à l’annulation de ses tournées et à la rupture avec son groupe. A cette période, il annonçait son arrêt définitif de la scène. Il racontait au magazine Rolling Stone : « Je ne joue plus de musique et j’ai peur de jouer en direct, je me sens désabusé. Tout ce que je fais, c’est décevoir les gens, aussi je quitte la scène ».
Mais maintenant, il enregistre un nouvel album et espère que ce sera le meilleur.
Dans l’ensemble de ces derniers cas, malgré des périodes erratiques, difficiles, ces musiciens ont pu reprendre leur travail de musicien et enregistrer un disque.
Les maladies intercurrentes qui sont susceptibles de mettre en grande difficulté la carrière d’un musicien sont fréquentes. Si Médecine des Arts® est cette nouvelle spécialité qui s’intéresse aux affections liées à la pratique, ce n’est pas que cela, elle s’intéresse de manière tout à fait évidente aux artistes, musiciens, chanteurs, danseurs, afin de les aider dans ces périodes délicates où touchés par la maladie ils doivent aussi lutter pour reprendre leur pratique ou trouver une nouvelle voie.
Nous ne manquerons pas dans le futur de prendre des initiatives pour nous investir plus encore dans ce sens.

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Maria Callas: La cause de sa mort

thEWBI5J7PSi la carrière de Maria Callas a été exceptionnelle, elle fut relativement brève. Dès l’âge de 36 ans des difficultés vocales sont apparues et Maria Callas interrompra sa carrière vocale à l’âge de 40 ans. Maria Callas est morte à 53 ans et si différentes hypothèses ont été proposées, c’est celle d’une crise cardiaque qui a été retenue officiellement sans en spécifier la cause exacte.
Maria Anna Sofia Cecilia Kalogeropoulos est née le 2 décembre 1923 à New York. Ses parents étaient grecs et venaient d’arriver aux Etats-Unis quelques mois plus tôt. Son père était pharmacien.
Les biographes de Maria Callas ont régulièrement évoqué les relations difficiles de ses parents, sa jalousie de sa sœur aînée, les sentiments de ses parents qui n’avait d’yeux que pour sa sœur aîné, séduisante et parée de tous les atouts. « J’étais un vilain petit canard, grosse, maladroite et mal-aimée.»[« The Prima Donna » in Time Magazine, 29 octobre 1956]
Ces parents reviennent en Grèce, à Athènes, alors qu’elle est âgée de 13 ans. Maria Callas remporte une bourse d’études à la Royal Academy of Music. On la décrit alors comme une adolescente au physique massif, en surpoids mais avec déjà des capacités vocales et une interprétation hors du commun. Encore adolescente, à 15 ans, la jeune Maria Callas chante le rôle dramatique de Santuzza dans Cavalleria Rusticana. Maria Callas fera ses débuts quatre ans plus tard à l’Opéra d’Athènes.
Sa morphologie lui conférait une voix très sombre et, quand elle a commencé à apprendre le chant, elle avait un timbre qu’elle a qualifié de « presque noir ». [1. lettre musicien octobre 2017 N°347]
Sa voix était extrêmement puissante et à la fin de ses études vocales, sa tessiture était celle d’une soprano dramatique colorature « avec une extension d’une tierce mineure dans le grave et dans l’aigu, lui permettant de couvrir les tessitures de mezzo-soprano dramatique et de soprano lyrique colorature ».[1]
Les difficultés vocales de Maria Callas
A près de 40 ans, les difficultés vocales se feront ressentir. La soprano Renée Fleming émet une explication concernant ces problèmes vocaux : « J’ai ma propre explication au sujet de son déclin vocal. C’est plus en la regardant chanter qu’en l’écoutant que j’ai acquis la conviction que c’est son amaigrissement important et rapide qui est à incriminer. Ce n’est pas la perte de poids en elle-même… mais si quelqu’un se sert de son poids pour assurer son souffle et que ce poids diminue fortement, cette personne, si elle n’a pas développé une musculature de rechange, aura des problèmes de voix. Quelqu’un m’a dit que la manière dont Callas portait ses mains à son plexus lui permettait de « pousser » et par là même d’obtenir une sorte d’appui. Si elle avait interprété des rôles de soubrette, elle n’aurait pas connu de problème. Mais elle chantait les rôles les plus difficiles du répertoire, ceux qui nécessitent le plus de vigueur »

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Les vergetures des cordes vocales

chant-vergeture-550[1]Le terme de sulcus a été utilisé dès le début du siècle dernier pour désigner une lésion observée en laryngoscopie indirecte sous la forme d’un sillon blanchâtre situé parallèlement au bord libre de la corde vocale. La nosologie de ces lésions a été clarifiée par Cornut et Bouchayer [[Bouchayer M, Cornut G. Microsurgical treatment of benign vocal fold lesions: indications, techniques, results. Folia Phoniatr (Basel) 44 : 155-184, 1992.]], Pour ces deux auteurs, il existe deux entités anatomiques différentes et ils introduiront les notions de sillon étroit pour le sulcus glottidis, et sillon large pour les vergetures.
Qu’est-ce qu’une vergeture des cordes vocales ?
C’est par similitude avec la lésion cutanée de même nom que ce terme a été attribué au sillon large des cordes vocales.
Que sont les vergetures des cordes vocales ?
Uni ou bilatérales, les vergetures correspondent à des sulci (voir Sulcus glottidis) (Chalabreysse et al., 1999) plus larges et plus profonds.
Ce sont des sillons larges (plus d’un millimètre de hauteur n’est pas rare) et longs qui se situe quasiment tout le long de la corde vocale. « L’atrophie est telle que le bord libre cordal apparaît concave et sévèrement arqué » Finck.
Vergeture (Garel 1920) désigne un aspect de sillon atrophique plus ou moins étendu au niveau du bord libre de la corde vocale, donnant à cette dernière une allure arquée. La berge inférieure de ce sillon comporte souvent une bride fibreuse sous-muqueuse tendue et rigide, alors que la berge supérieure est plus souple. La muqueuse tapissant le fond de la vergeture est très mince et atrophique, et adhère intimement en profondeur au ligament vocal sur lequel elle ne peut plus coulisser.

Comment se présentent les vergetures ?
Elles sont en forme de tranche d’agrume. Le fond est une muqueuse très atrophique, sans sous-muqueuse, si bien qu’elle adhère au ligament élastique dont les fibres sont parfois visibles.
Les vergetures sont situées le long du bord libre de la corde vocale. La berge inférieure est saillante et tendue, bridant le bord à sa partie inférieure. La berge supérieure est plus plate, suivant le bord libre.
Il y a toujours un amincissement du ligament élastique, atrophique.
Les vergetures sont presque toujours bilatérales, par forcément symétriques. Elles suppriment toute souplesse au bord libre des cordes vocales qui devient très rigide et concave. Elles sont à l’origine de la plupart des glottes ovalaires.
« Comme pour les kystes épidermoïdes, la physiopathologie de ces lésions peut être congénitale (Garcia Martins RH, 2007) ou acquise. L’excès vocal, à l’origine d’une destruction progressive de la couche superficielle de la lamina propria, est la cause la plus communément acceptée aujourd’hui (Bastian RW, 1998). » Finck
Comment se manifestent vocalement les vergetures?
On retrouve une dysphonie plus ou moins importance selon la béance glottique et l’efficacité de la vibration des cordes vocales. Le timbre est soufflé, serré, plus ou moins rauque. La voix est souvent un peu décalée dans l’aigu, le timbre couvert, étouffé.
« L’altération vocale est plus sévère que dans les sulci (Ford, 1999). » Finck
Examen complémentaire
« L’examen vidéo-stroboscopique montre un aspect concave et arqué du bord libre dont le mouvement vibratoire peut être nul. La fermeture glottique phonatoire est déficitaire, le coulage aérien est ovalaire. » Fink Il existe une fuite d’air en phonation.
Thérapeutique
Le choix thérapeutique doit être prudent et se construire au sein d’une équipe pluridisciplinaire. La stratégie dépendra des attentes du patient, de l’impact des lésions sur la voix.

Article Médecine des Arts-Musique

L’estomac et ses liens ostéopathiques

Vous reconnaissez vous dans l’un de ces points ?

–Vous êtes facilement sujet aux raideurs de nuque, voir même aux torticolis
–Vous avez souvent des douleurs ou une sensation de raideur entre les omoplates
–Vous présentez souvent des douleurs centrales au niveau du thorax (sternum)
–Vous avez souvent des problèmes de gencives , caries voir même haleine fétide
–Des reflux acides en positions allongées
–Vous attrapez facilement un point de coté lorsque vous faites du sport
–Vous avez souvent le hoquet
–Des brûlures ou acidités d’estomac
–Une fatigue et les yeux lourds après chaque repas (post prandial)
–Un point douloureux au milieu du dos , qui peut même vous couper le souffle
-Reflux gastriques
-Acidité buccale au réveil
–Vous êtes de nature stressé ou anxieuse
–Avez ou avez eu un traitement anti-inflammatoire

Tout ces points sont possiblement des conséquences de tensions de votre estomac!

Petit rappel sur l’estomac

L’estomac est un organe du tube digestif qui fait suite a l’œsophage et se poursuit par le duodénum avant de devenir l’intestin grêle qui remplit un double rôle : digestif et mécanique.
En effet ,il mélange les aliments aux sucs gastriques pour les dissoudre et les mélanger et ainsi former le chyme (liquide assez épais) et va pouvoir ainsi poursuivre son rôle dans la digestion d et absorption des nutriments sur le reste du système digestif.

Comment l’estomac peut se présenter comme un point de départ de “chaîne Ostéopathique”?

petit rappel :Une chaîne Ostéopathique est formée par un point de tension (restriction de mobilité) qui va entraîner via ses liens mécaniques , fluides et neurologiques un ou plusieurs autres points de tensions sur d’autres zones ou partie du corps. (ex : une articulation “bloquée” va exercer une tension et déséquilibre sur un muscle qui a son tour va créer une tension sur l’autre extrémité de son attache)

L’estomac peut présenter un point de tensions ou restriction de mobilité de part une ou plusieurs origines:

-Origine mécanique
via ses ligaments d’attaches environnant (épiploon et ligaments)
-Origine alimentaire
Nous ne développerons pas ce point dans cet article mais avons tous connaissance des bonnes et mauvaises choses que nous mettons dans notre assiette.
-Origine médicamenteuse
exemple : les anti-inflammatoires sont connus pour être assez agressif sur l’estomac
-origine psycho-somatique
J’ai mal à l’estomac lorsque je suis stressé! tout le monde connais cela! mais d’autres émotions peuvent avoir un impact sur notre estomac.
Quels rapports avec la liste en début de cet article?
toute les plaintes énumérées en début d’article sont des conséquences possible de tensions d’estomac!
développons en quelques unes pour comprendre:
-raideur de nuque et torticoli : un estomac en tension va en créer d’autres sur le muscle diaphragme avec qui il est intimement lié. Ce dernier est innervé par les nerfs phréniques dont les racines nerveuses remontent jusque… C3-C4-C5 (cervicales 3 -4- et 5 ) et va donc créer un point de tensions environnant à ces étages vertébraux.)
-douleurs entre les omoplates: les dermatomes de l’estomac (liens neurologiques) sont T6-T7-T8-T9 (vertèbres thoraciques 6-7-8-9) et ainsi comme dans l’exemple précédent créer des points de tensions environnant à ces étages vertébraux
-point de coté à l’activité physique: la tout simplement comme dans le premier exemple , l’estomac est intimement lié au muscle diaphragme. Si ce dernier subit des tensions de l’estomac il va créer et déclencher plus facilement des points de coté.

Rôle et conseils de votre Ostéopathe

Le rôle de votre Ostéopathe sera de tester et comprendre cette fameuse chaîne Ostéopathique fin de vous proposer le traitement le plus adapté! régler le problème et vous soulager est une chose , mais en trouver l’origine afin d’éviter la récidive est encore mieux!

Quelques conseils pour prendre soin de votre estomac:

–Eviter l’excès de viande rouge qui reste assez agressif pour les muqueuses de votre estomac
-Favoriser les fruits et légumes
-Ne vous allongez pas de suite après votre repas afin d’éviter le risque de reflux gastrique
-Eviter un maximum tout ce qui est acide pour votre estomac (tomate , café , orange , sucrerie…)
-Pratiquer une activité physique afin d’évacuer un maximum votre stress et éviter les douleurs “psycho-somatiques”
–Ne manger pas jusqu’à satiété afin d’éviter une “agression mécanique” de votre estomac
–Eviter les produits laitiers ! reconnu comme agressif pour votre estomac et le reste du système digestif (surtout le lait de vache)

Y. Serniclay

Le Lévotyhrox

Le 2 septembre, les médias relayaient le récit de la première femme ayant porté plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » contre le Levothyrox, un médicament notamment utilisé pour des problèmes liés à la thyroïde. Un scandale sanitaire en vue, à en croire le nombre de patients qui se disent, jour après jour, affectés par les effets secondaires de la nouvelle formule du médicament. Parmi eux, l’actrice Anny Duperey.

Sur un site associatif dédié à la thyroïde, la comédienne âgée de 70 ans a adressé une lettre publique à Agnès Buzin, la ministre de la Santé. Elle lui explique qu’elle est « traitée depuis une douzaine d’années pour hypothyroïdie, compensée jusqu’à ces derniers mois sans aucun problème, par la prise de ce médicament ». « Je fus avertie par mon pharmacien du changement d’excipient dans le Levothyrox, ce qui ne m’a aucunement inquiétée, et j’ai continué à le prendre en toute confiance », raconte-t-elle, avant de faire état de « malaises très inquiétants » qui « sont alors apparus en rafale ». « Pas une seconde je n’ai pensé qu’ils étaient la conséquence de ce changement de formule ! Aucune méfiance, poursuit-elle. Ce n’est que lorsque j’ai lu la pétition mise en ligne dernièrement que j’ai compris ce qui se passait… »

Comme si nous étions des imbéciles influençables
Dans sa lettre, l’actrice se dit « particulièrement révoltée » par des propos tenus par des professionnels laissant entendre que tout changement était anxiogène pour des patients « soumis, de par leur pathologie, à des ‘troubles de l’humeur' ». « Comme si nous étions des imbéciles influençables, des faibles d’esprit prêts à ‘se faire des idées’ pour un rien, tonne Anny Duperey. C’est insultant.

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